La Chine a suspendu l'application Didi après avoir constaté "une violation grave de la réglementation en matière de collecte des données des utilisateurs". Le gouvernement exige que l'entreprise de VTC corrige "les problèmes existants" sur son application et "protège efficacement les informations personnelles des utilisateurs".

La Chine interdit l'application de service de transport Didi
L'application de Didi, le « Uber chinois », supprimée des boutiques d'apps sur ordre de Pékin. ©Unsplash / Dan Gold

Dimanche 4 juillet, les stores d’applications ont été contraints par l’administration chinoise de supprimer l’application VTC « Didi Chuxing ».

La Chine évoque une violation des lois concernant les données personnelles des utilisateurs.

Vendredi dernier, l’administration du cyberespace chinois avait annoncé qu’elle était en train de mener un examen de cybersécurité auprès de l’entreprise Didi. À la suite de l’examen, la société avait été contrainte de cesser d’enregistrer de nouveaux utilisateurs et les stores d’applications ont dû la retirer des téléchargements. En revanche, les utilisateurs qu’ils soient passagers ou conducteurs, qui avaient téléchargé l’application avant la procédure pouvaient continuer d’utiliser l’application normalement.

Dimanche, dans une déclaration du gouvernement, l’État chinois a ordonné à la société de résoudre les problèmes concernant la sécurité des informations personnelles de ses utilisateurs. La société leader de la mobilité sur le marché chinois a alors répondue qu’elle mettait tout en œuvre pour rectifier les problèmes évoqués par le régulateur.

« Didi met tout en œuvre pour respecter les exigences pertinentes des départements concernés et a suspendu l’enregistrement de nouveaux utilisateurs le 3 juillet 2021 et l’application Didi Travel sera supprimée des boutiques d’applications pour la rectification en stricte conformité avec les exigences des départements concernés ».

L’entreprise en Chine a vite fait savoir qu’elle coopérait avec l’administration chinoise et qu’elle mènerait des « examen approfondi des risques de cybersécurité« . Didi s’est également engagé à améliorer sa cybersécurité ainsi que ses capacités technologiques.

La Chine a d’autres raisons de s’en prendre à Didi

Les raisons évoquées par la Chine concernant cette procédure ne sont peut-être pas celles qui poussent réellement le gouvernement à sévir contre l’application Didi. En effet, ce n’est surement pas la première application sur laquelle les données personnelles peuvent être exposées, mais la plupart ne sont pas forcément inquiétée.

Le gouvernement chinois pourrait bel et bien avoir d’autres raisons de s’attarder sur le cas de Didi, d’autant plus qu’en matière de données personnelles la Chine n’est pas le pays le plus exemplaire. Comme le rapporte Bloomberg, au cours des dernières années la Chine s’est efforcée de régner sur l’influence des plus grandes sociétés en ligne.

La procédure à l’encontre de Didi et sa suppression des stores d’applications se déroulent quelques jours après que la société soit devenue publique à 4,4 milliards de dollars. C’est la plus grande introduction en bourse aux États-Unis pour une entreprise chinoise depuis 2014 avec Alibaba.

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