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Facebook publie un rapport édifiant sur l’addiction à Instagram par les jeunes

Après un rapport délivré par le Wall Street Journal sur une enquête interne de Facebook, Instagram est de nouveau sous le feu des critiques.

Après un rapport délivré par le Wall Street Journal sur une enquête interne de Facebook, Instagram est de nouveau sous le feu des critiques.

L'enquête de Facebook sur les effets d'Instagram chez les jeunes est édifiante. © Unsplash

Selon des documents internes de Facebook, rapportés par le Wall Street Journal le 14 septembre dernier, Instagram aurait un impact néfaste sur la santé mentale des adolescents. Facebook conscient de la chose, n’aurait rien instauré pour remédier à cela.

Instagram, le réseau social à deux tranchants

Effectivement, Facebook propriétaire d’Instagram et de WhatsApp est une nouvelle fois au cœur d’une polémique. Par le biais de posts photos et vidéos, Instagram est une idylle pour les jeunes adolescents en quête de reconnaissance et de notoriété. Mais, derrière se cache un tout autre monde : dépendance aux réseaux sociaux, harcèlement, mal être, anxiété, dépression, dévalorisation de soi, tendances suicidaires, etc. Malgré cela, la firme américaine était consciente des risques qu’elle faisait courir à ses utilisateurs.

Le Wall Street Journal renseigne : « Depuis trois ans des études sont menées sur l’impact de son application de partage de photos sur ses millions de jeunes utilisateurs ». Les conclusions de ces travaux, menés par des chercheurs, des sociologues et des data scientists, sont préoccupantes, mais aucune décision n’a été prise par le géant américain pour sauvegarder le bien-être de ses jeunes utilisateurs et éviter que ces phénomènes ne se développent dans la société.

Mais, ce dernier rejette toute accusation en affirmant qu’ »il n’est tout simplement pas exact que cette recherche démontre qu’Instagram soit « toxique » pour les adolescents. ». Autrement dit, ces révélations n’ont rien de fondé et il s’agirait d’une mauvaise interprétation de la part du média. Qui plus est, afin de contredire les propos du Journal, Facebook rejette la faute sur ses jeunes utilisateurs et déclare que « les adolescents qui ont une satisfaction de vie moindre sont plus susceptibles de dire qu’Instagram aggrave leur santé mentale… », propos pour le moins dénigrant vis-à-vis de ses usagers.

Une nouvelle enquête est ouverte au Congrès

Face aux révélations du Wall Street Journal, Facebook doit désormais s’expliquer. La responsable mondiale de la sécurité de Facebook, Antigone Davis comparaîtra aujourd’hui devant le sous-comité sénatorial du commerce des États-Unis pour répondre aux accusations contre son entreprise. Pourquoi Facebook n’a-t-il pas mis en garde les adolescents contre les risques du réseau social ? En 2021, parmi les 1,3 milliard d’utilisateurs, la catégorie des 13-17 ans représente 10% des usagers, soit 400 Millions de l’audience d’Instagram. Une aubaine compte tenu de la multiplication de la présence de cette catégorie d’âge sur les réseaux sociaux. Pour ainsi dire, les jeunes passent plus de temps sur le réseau social que les 18-24 ans ou les 24-35 ans, les deux catégories les plus présentes sur Instagram, et contribuent en grande partie au chiffre d’affaires de la firme américaine.

Dans les prochains mois, Facebook aurait dû lancer son Instagram Kids, une sorte d’Instagram réservé aux moins de 13 ans. Il avait vocation à offrir une alternative d’Instagram aux utilisateurs de moins 13 ans. Le but : leur apprendre à maîtriser les réseaux sociaux sous la supervision des parents, avant de se jeter dans le grand bain. Mais, compte tenu des accusations et des levées de boucliers face à cette nouvelle initiative, jugée comme une violation aux droits de l’enfant, le réseau social a préféré mettre en pause son projet et peut être totalement le supprimer dans les prochains mois.

Malgré le caractère addictif et divertissant des réseaux sociaux, rappelons que ces derniers doivent être encadrés par les parents si les utilisateurs sont mineurs, utilisés en toute modération, sans abus, dans le respect d’autrui et de la vie privée.

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